CLUB  NATIONAL  DES  BÉCASSIERS
"Chasser le plus possible tout en tuant le moins possible " . Pierre Malbec.

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Historique

Nous sommes en 1951.
Depuis plusieurs années, de joyeux compagnons bourguignons, chasseurs passionnés, aimaient se réunir chaque semaine, chacun racontant ses aventures hebdomadaires.
Et les conversations roulaient inévitablement sur les rencontres des uns ou des autres avec Dame Bécasse à qui ce groupe d’amis vouait un culte tout particulier.
Et un beau jour, l’un d’eux lança cette remarque : “ Beaucoup de chasseurs sont réunis suivant leurs goûts et leurs affinités, dans des sociétés de chasse de tous genres qui, en même temps, défendent leurs intérêts, les bécassiers restent ISOLÉS.”
Conscients de cette lacune, nos bécassiers bourguignons décidèrent, dans l’enthousiasme, de créer une association.
Elle s’appellerait le “ CLUB NATIONAL DES BÉCASSIERS “.

Et chacun de se mettre au travail pour élaborer les statuts de cette future association.
L’article sur lequel repose l’objet même du CLUB NATIONAL DES BÉCASSIERS a été fidèlement conservé depuis plus d’un demi-siècle, la seule retouche qui y ait été apportée, et qui ne fit d’ailleurs pas l’unanimité lors de son vote, fut d’accepter que “la chasse à la bécasse à la relève, au chien d’arrêt “ fut remplacée par “la chasse à la bécasse au chien bécassier “. Mais voici le texte initial de cet article des statuts :

“ L’association a pour objet
- de grouper tous les chasseurs qui pratiquent la chasse de la bécasse à la relève, au chien d’arrêt,
- d’étudier la vie, les mœurs, la migration, la chasse de la bécasse (Scolopax rusticola L.) ,
- de défendre les intérêts des chasseurs de cet oiseau,
- d’agir auprès des pouvoirs publics en tout ce qui concerne les mesures et les méthodes tendant à améliorer les conditions de cette chasse et la protection de ce gibier.
- de procéder à toutes actions, démarches, ayant trait directement ou indirectement à l’objet ci-dessus énoncé”.

Un appel était lancé dans la presse nationale et cynégétique, pour exposer les raisons de la création de ce Club :
“ Les érudits bécassiers, dont nous avons tous lu les ouvrages, non seulement, sur certaines questions touchant la bécasse, sont-ils très évasifs, mais encore se contredisent-ils souvent. La raison en est qu’ils ne parlent que par leur expérience personnelle qui était locale ; ils ne pouvaient se multiplier et être simultanément dans les forêts à 1.000 mètres et dans les bois de plaine, dans le Jura, la Bretagne et les Landes.
C’est à cette impuissance matérielle que nous voulons remédier par la collaboration mutuelle de tous nos adhérents, et ainsi nous devons savoir, à un jour dit, ce qui se passe dans toute la France “.
Dès le premier mois de cet “appel” (au 31 mars 1951) , 362 bécassiers, de tous les départements de France, adhérèrent au C.N.B.

briolLa lourde responsabilité de diriger ce Club fut confiée à l’un des bourguignons du départ, Georges BRIOL. Deux personnalités de premier plan acceptèrent d’en être les Présidents d’Honneur :
- le Sénateur Fernand VERDEILLE, président du Groupe INTERPARLEMENTAIRE de la chasse, Président du Conseiul général du Tarn, et grand bécassier.
- le président du Club de l’Épagneul breton, Monsieur Charles LESSARD, ancien Président de la Cour d’Appel d’ANGERS, et écrivain bécassier bien connu.

Hélas ! le président BRIOL était emporté par une cruelle maladie, le 14 mars 1953, alors que le Club connaissait déjà un bel essor : 550 membres actifs. Au fil des ans, ces effectifs furent portés à 984 en 1978, 1733 en 1984, 4.198 en 1994, chiffre pratiquement stabilisé depuis cette date.

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Passant de la Bourgogne à la région Midi-Méditerranée, la présidence du C.N.B. est alors confiée à Louis GUIZARD, grand bécassier s’il en est. Il donnera au C.N.B. un élan et une notoriété incontestables pendant le quart de siècle durant lequel il l’anima.
Décédé, en 1977, dans un accident , alors qu’il rentrait d’une réunion de chasse, il avait, quelques mois plus tôt , décidé de se retirer et avait proposé comme successeur un lyonnais, Pierre ROCHETTE.





rochetteÉlu en1977, Pierre ROCHETTE, chasseur passionné par toutes les chasses, avec peut-être une prédilection pour le gibier d’eau, ce qui est bien normal pour un habitant de la Dombes, décidait, en 1984, de ne pas solliciter un nouveau mandat et présentait à l’élection des membres du Conseil d’Administration de l’Assemblée tenue à HYÈRES, un bécassier breton, nouveau venu au Club (adhérent en 1982) : Noël LEFEUVRE.lefeuvre





Dans la foulée, ce nouvel administrateur fut porté à la présidence du Club à cette même Assemblée, lors du Conseil d’Administration qui suivit son élection en tant qu’administrateur.
Noël LEFEUVRE fut président de 1984 à 1994.






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Le seul candidat à sa succession, malgré un appel lancé à tous les Administrateurs, fut le Dr. Jean-Louis BOYER, chirurgien, un tarnais d’ALBI.
En désaccord avec la grande majorité des membres du Conseil d’Administration, Jean-Louis BOYER démissionna en 1996, après 21 mois de présidence.





jean-paul boidotLe Dr. Jean-Paul BOIDOT lui succéda et assura la présidence de 1996 à 2004, date à laquelle de graves ennuis de santé l’obligèrent à demander d’être déchargé de son mandat.
Nous devons à Jean-Paul BOIDOT, Docteur Vétérinaire et scientifique de très haut niveau, d’avoir fait franchir une étape importante au C.N.B. par la qualité des travaux menés par la Commission scientifique dont il avait accepté la responsabilité, dès 1988. Son départ prématuré de la présidence laisse un très grand vide et tous les membres du C.N.B. sont unanimes à lui souhaiter un rétablissement, le remerciant encore d’avoir accepté de continuer d’animer la Commission scientifique du C.N.B.
Depuis 2004 Jean-Paul BOIDOT est président de la FANBPO (Fédération des Bécassiers du Paléarctique Occidental).
Il a été nommé en Avril 2008 " Expert qualifié " au Conseil National de la Chasse et de la Faune Sauvage.



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Son successeur, depuis l’Assemblée Générale tenue à ÉGLETONS, en juin 2004, est l’ancien premier vice-président du C.N.B., Jean-Pierre CAMPANA, bien dans la ligne de ses prédécesseurs et en qui le C.N.B. fait confiance pour poursuivre les actions entreprises et les mener à bien.








Le C.N.B. compte actuellement 80 sections départementales animées par des délégués départementaux;
12 Commissions sont en place pour assurer la bonne marche du Club : Rédaction de la revue LA MORDORÉE, Commission technique et scientifique, communication, comptes-rendus de saison, baguage, lecture d’ailes (26 lecteurs répartis sur tout le territoire), cynophilie, biotopes diurnes et nocturnes, comptabilité et gestion, internet, béc@notes, archives.
Le C.N.B. compte actuellement 4100 membres cotisants répartis sur la totalité du territoire et dans 25 pays étrangers.

Depuis 1991, le C.N.B. est une Association agréée au titre de Protection de la Nature

Toutes les actions entreprises jusqu’à ce jour et concernant la Bécasse des bois ou les mesures destinées à assurer la pérennité de ce gibier et la pratique de sa chasse portent la marque du C.N.B. :
Interdiction de la passée (1963), Interdiction de la vente (1978), Interdiction de la croule et de la chasse en mars (1978) , Instauration des premiers P.M.A. (1985), Travaux scientifiques : nouvelle méthode de détermination de l’âge de la bécasse des bois, en collaboration avec l’O.M.P.O., études histologiques des gonades et dosages hormonaux, pour déterminer la phase de reproduction dite active de la Bécasse des bois, (de 1990 à nos jours, plus particulièrement depuis 1996). Création , en 2003,de la Fédération des Associations Nationales des Bécassiers du Paléarctique Occidental : F.A.N.B.P.O., projet ébauché, d’abord à MONACO, en 1986, puis en 1988, lors de la rencontre d’AREZZO, en Italie, mais qui ne put se réaliser plus tôt, la plupart des pays approchés n’ayant pas alors de structure bécassière.

Le C.N.B. est un club ouvert à tous ceux qui sont intéressés par la Bécasse des bois et la pratique de sa chasse. Les discussions y sont de règle et les avis de chacun y sont reçus, en toute objectivité.
La dispersion des bécassiers n’est pas une orientation souhaitable et les diverses sensibilités seraient beaucoup mieux à leur place dans une Association unique où chacun peut librement s’exprimer, que dans une copie quasi conforme d’une Association parallèle.
Une “réclame” des années 1930 affichée sur tous les murs de France (on ne parlait pas alors de publicité) concernant deux marques de chocolat, me revient à l’esprit : “ Méfiez-vous des contrefaçons”.
Cette recommandation, accrocheuse au point que je m’en souvienne, est une invitation pour tous à oeuvrer dans une seule et même direction, à l’intérieur d’un Club qui a fait ses preuves depuis 56 ans qu’il existe.

Noël LEFEUVRE